Un nouvel axe avec Paris

De nouvelles formations de type courtes sont offertes par le CECN en partenariat avec l’INA

Premier pôle européen de formation aux métiers de l’audiovisuel et du multimédia, leader mondial en recherche et expérimentation sur l’image et le son, l’Institut National de l’Audiovisuel (INA, Paris) développe avec le CECN et la MAC de Créteil, un partenariat d’échanges et de formations, autour des technologies numériques appliquées au champ des arts de la scène.

Au sein d’un pôle de compétences qui regroupe recherche, production, conservation et valorisation des archives audiovisuelles et dans un environnement technique et pédagogique exceptionnel, l’INA et ses deux partenaires vont développer des ateliers croisés d’apprentissage et de création ouverts aux professionnels et techniciens des arts vivants.

Kheira Berger

Responsable de l’unité « formation son » au sein de l’INA nous fait part de sa vision du projet qui déploiera ses effets à partir du mois de juin avec des workshops autour de la vidéo, du traitement de la voix et du son, et nous livre ses premières impressions sur une collaboration, certainement amenée à se développer davantage dans un futur proche.

Questions réponses avec Kheira Berger

Kheira Berger : Tout d’abord, au niveau global, l’INA s’inscrit dans une politique de formation aux métiers de l’audiovisuel. Nous devrions d’ailleurs ouvrir prochainement une école de la télévision, qui occupera un département important au sein de l’INA. Toutefois, nous sommes également intéressés par la création d’un cycle de formation de type Master dédié aux techniques audiovisuelles dans le cadre des arts de la scène.

Nous pouvons offrir des formations de type long ou court et nous réfléchissons à ce jour à la meilleure formule qui pourrait être appliquée. L’INA dispose des moyens et du recul nécessaire pour mener à bien ce genre de projets et nous sommes désireux de nous ouvrir à d’autres structures, dans une logique d’échanges entre partenaires, pouvant créer une émulation.

Notre offre actuelle en matière de formations tourne principalement autour des techniques audiovisuelles et des nouveaux outils numériques, mais nous ne sommes pas spécialisés en arts de la scène. C’est là que le partenariat avec le CECN et la MAC de Créteil prend tout son sens.

K.B. : Nous avons identifié trois pôles pouvant faire l’objet de synergies concrètes : la vidéo, le son et les techniques audiovisuelles, avec des offres de formation allant de deux à cent jours.

Concernant le son, nous avons mis en place un BTS (Brevet de Technicien Supérieur), une formation diplômante donc, pour des jeunes en apprentissage, et qui sont sous contrat d’entreprise.

K.B. : Bien qu’il soit encore un peu tôt dans la collaboration pour être très précis, nous pouvons d’ores et déjà annoncer qu’il y aura deux journées autour des nouvelles technologies organisées à l’INA et ensuite trois jours en partenariat avec la MAC de Créteil et le festival Exit, qui déboucheront sur des projets orientés vers la pratique.

Nous pensons peut-être à la production d’un DVD pour valoriser ce travail. En tout cas, les choses se mettent en place dans un bon esprit de collaboration.
Bergame Périaux, issu du Conservatoire National de Musique de Paris et spécialiste de la prise de son et du multicanal à l’INA va chapeauter le projet.

K.B. : Dans un premier temps, nous comptons initier la collaboration avec trois ateliers de cinq jours. Le premier en juin, intitulé « La vidéo numérique dans les arts de la scène« , se fera sous la supervision d’YvesLabelle, conseiller technique du metteur en scène Denis Marleau. Et ensuite, nous aurons deux autres sessions, l’une sur le traitement de la voix et du son par Alexander Mac Sween (NDRL: collaborateur technologique de Marie Brassard) et l’autre sur MAX/MSP, sous la direction pédagogique de Philippe Montémont.

Nous verrons par la suite, selon le nombre d’inscrits, s’il faut augmenter le nombre et la fréquence de ces ateliers. À l’heure actuelle, nous avons déjà des demandes pour les ateliers vidéo et son, ce qui est de bon augure pour l’avenir.

K.B. : Nos formations ont en général des prérequis et s’adressent à un public avant tout professionnel, aux tandems créateur/technicien : metteurs en scène, directeurs techniques, scénographes, chorégraphes, etc.

Pour le moment, nous avons déjà monté les dossiers de prise en charge auprès de l’AFDAS (Fonds d’assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs) pour les intermittents du spectacle. Il faut pouvoir prouver deux ans d’ancienneté dans la profession, précédant la demande de stage. Cela s’adresse aussi aux stagiaires non-français.

La vidéo numérique dans les arts de la scène

Perspective historique, technologique et étude de cas

Par Yves Labelle

Dates : 29 mai au 2 juin 2006 ; 18 au 22 septembre 2006

Intégration du traitement de la voix et du son dans les arts de la scène

Bases technologiques et études de cas

Par Alexander MacSween

Dates : 11 au 15 décembre 2006 ; 15 au 19 janvier 2007

Intégration du traitement temps réel et de l’interactivité dans les arts de la scène

Bases technologiques et études de cas sur MAX MSP

Par Philippe Montémont

Dates : 6 au 10 novembre 2006 ; 5 au 9 mars 2007

Renseignements administratifs

INA : +33 01 49 83 23 97

http://www.ina.fr (inscriptions en ligne)

Renseignements sur le contenu des ateliers

Kheira Berger (INA) : +33 0(1) 49 83 27 93

Vincent DELVAUX,
Publié le 2006-05-08

Source Texte : www.cecn.com, Magazine des Ecritures Numériques et des Arts de la Scène n.04